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D’habitude, lorsque je change de pays, ou de continent, personne de m’attend à la descente de l’avion. Il s’ensuit un sentiment de toute puissance face à la nouveauté, une sorte d’excitation liée à une nouvelle aventure qui commence, mais aussi, parfois, un grand désarroi. Quel bus prendre, où aller ? Que dit le guide, et où je l’ai foutu le guide ? Dans mon sac, lequel, j’en ai deux… Et gérer aussi les rabatteurs, pas toujours bien intentionnés, qui attendent le touriste à sa descente de l’avion, à la frontière, au détour du chemin qui le mène là. Grosse fatigue.
A Nouméa, changement d’ambiance, on m’attend. Je suis attendu à la descente de l’avion pour la 1e fois en sept mois de voyage. On m’attend, pas de bus à trouver, de logement à chercher, de plan de ville à mémoriser par cœur pour déjouer l’itinéraire foireux proposé par un conducteur de 2 roues fraîchement intronisé « mototaxi » par l’adversité.
On m’attend. Et plus que ça, on m’attend avec un collier de fleurs à la main. Karine et Déborah sont là à ma descente de l’avion, tout sourire, fleurs à la main et voiture sur le parking. Pas de décalage horaire entre Sydney et Nouméa, je suis frais et dispo pour mes amis et les retrouvailles qui vont avec. Embrassade, accolade, rire. L’arrivée rêvée du voyageur paumé.
Par contre, pour écrire un blog, c’est moins bien. A trois, le temps passe plus vite et la parole remplace l’écrit. L’envie d’écrire se fait moins forte. Allez gentil lecteur, je te résume quand même la semaine :
Le jour de mon
arrivée, samedi donc, nous avons été invités à une soirée chez d’aisés expatriés et je me suis pris une caisse mémorable (mais bon enfant).
Dimanche, nous avons fait une petite balade en foret (tropicale évidement) suivi d’un joli pique-nique au taboulé. Taboulé salvateur pour me débarrasser d’une tenante nausée. Nausée de retour après avoir goûté l’infâme kava sur la plage de Nouville. Le kava, c’est la boisson locale, un truc à base de racines écrasées et fermentées. C’est vraiment pas bon et ça anesthésie la langue et la gorge… et le cerveau au troisième verre !
Lundi, avec Débo,
nous sommes partis dans le « grand sud », vers Yaté, avec la vieille Twingo de Karine. Elle bosse cette semaine mais peut se passer de sa voiture.
Mardi, nous avons fait une journée culture en allant visiter le magnifique Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou, dont l’architecture rappelle les cases traditionnelles kanakes, y ajoutant en plus la majesté des grands bâtiments à l’esthétique moderne.
Mercredi, sans
voiture, nous avons pris le bateau depuis l’anse Vata, plage proche de là où habite Karine, pour nous rendre sur l’ilot canard, en face. Sur site, petite plongée en apnée à la découverte des
fonds du lagon de Nouméa.
Le lendemain, nous avons pris place à bord d’un bateau de plongée pour nous rendre sur la passe Dumbéa et aller taquiner le requin armés de nos bouteilles d’air comprimé. En fait de requin, absent ce jour là, nous avons nagé avec une énorme tortue de plus d’un mètre cinquante. Entre autre créature, nous avons aussi croisé quelques placides poissons Napoléon, d’un bon mètre chacun et plusieurs murènes vertes grosses comme la cuisse ainsi qu’une multitude de loches (mérous) aussi nombreuses qu’appétissantes. Point de requin marteau donc, mais du « gros » en grande quantité.
Vendredi, je sais plus (lecteur, y’en a marre, l’apéro m’attend…).
Samedi (l’apéro
n’est pas encore servi…). Samedi ? Sortie en catamaran avec des amis de Karine. Ils sortent en bateau et en même temps sortent la maison, c’est tellement pratique. Et puis pour aérer les
chambres, rien de tel. Re plongée, re soleil, ami lecteur, je sais chez toi il fait froid, mais ici il fait beau. Voilà, c’est comme ça. Pour le reste, fais preuve d’imagination en regardant les
photos.
Dimanche, on a rien
fait parce qu’on était fatigué (pffff, j’ai trouvé que ça pour écourter).
Allez zou, apéro sur la terrasse, fait bon ce soir.