Voilà une petite semaine que je suis en Chine continentale, à Yangshuo plus précisément, dans la province du Guangxi. Demain mercredi, je prends le bus direction le Vietnam.
J’ai choisi cette étape en Chine précisément, parce que je ne comptais pas rester longtemps dans le pays. D’ailleurs, je ne devais pas me rendre en Chine. C’est au dernier moment que, l’agence de
voyage où j’ai acheté l’ensemble des billets pour mon tour du monde, m’annonça qu'une arrivée à Bangkok ou à Hong-Kong ne changeait rien au tarif. Alors même pour quelques jours, la tentation
d’aller faire un petit tour en Chine l’a emporté. Et la région de Yangshuo était le choix à priori idéal puisque cette étape me permettrait d’arriver au Vietnam depuis Hong-Kong sans faire un
trop gros détour, la province du Guangxi étant précisément située entre celle du Guangdong, là où se trouve Hong-Kong, et le Vietnam. De plus, au dire des guides touristiques et de mon ami
Richard, la ville de Yangshuo offrait un petit concentré de Chine, facile d’accès, puisque tout y est dédié au tourisme. Enfin, l’étape n’étant pas touristique par hasard, je savais y trouver des
paysages rares fait de formations karstiques exceptionnelles, sortes de pain de sucres géants recouverts d’une dense végétation subtropicale et parcouru par la célèbre rivière Li.
J'ai aussi fait plusieurs ballades en vélo, dont deux comptant plus de 30 bornes au compteur. La 1ère pour gagner Xingping, petit village de pêcheur sur la rivière Li, au nord de
Yangsho, la 2nd pour rallier Liugong, toujours sur la rivière Li mais au sud-est cette fois-ci.
Et samedi, saturday night fever dans les rues animées de la ville. J'ai rencontré un groupe de norvégiennes bien sympa... et passablement alcoolisées ! Elles s'étaient arrangées avec un
bar/boite de nuit pour avoir des bières gratuites en échange de mettre une bonne ambiance et de faire des photos avec les touristes chinois. Imaginez un groupe d'une douzaine d'étudiants
(étudiantes à 80%) buvant à l'oeil comme des trous et dansant avec des chinois et chinoises ravis par cette ambiance à l'accent nordique et aux cheveux clairs. Je me suis bien marré (et j'ai bu
quelques bières à l'oeil même si je n'ai pas les cheveux clairs).
Un autre aspect de la ville, moins touristique mais intéressant, et le fait qu’elle possède de nombreux véhicules électriques, dont pléthore de scooter. On les retrouve partout, tant en centre ville qu’alentours. J’en ai croisé à plus de 10 km de la ville lors de mes ballades en vélo. Renseignements pris, on m’a assuré que ces scooters avaient dans les 120 km d’autonomie et qu’ils pouvaient atteindre les 50 km/h en pointe, le tout pour la modique somme de 300 €. Eh dites, c’est quand qu’on se les procure en France ?
En revanche, je n’ai pas succombé à une ballade en bateau de bambou sur la rivière Li. Là on était dans LE truc à touriste du coin… limite populo que si tu le fais pas tu n’as pas amorti tes
congés payés ! Ouf, je ne suis pas en congés payés et j’ai eu une bonne excuse pour y échapper. J’ai fais des trucs plus rare, comme de grimper la colline surplombant la ville. Cela n’a
l’air de rien, mais rien que pour trouver l’étroit passage à travers les immeubles des quartiers ouest de la ville, il m’a fallu près d’une heure… et ce n’était pas dans le guide du routard.
Pourtant, quelle vue !
Bref, cette semaine tranquille m’a permis de me couler progressivement dans mon costume de touriste en CDD. Car voyez-vous, il s’agit d’une activité difficile. Le rythme, par exemple, n’est pas évident à trouver. Pas trop rapide, car tout de même, on est en vacances ! Ni trop lent, car ce serait dommage de rater quelque chose, sachant qu’on ne reviendra pas de si tôt… Et aussi, parmi les petites choses à régler pour être le parfais touriste, se débarrasser de cette impression persistante de payer toujours plus que les autres. La parano du voyageur en terre hostile ! J’en rigole car cette parano, pour réelle qu’elle soit, concerne des sommes assez négligeables. Par exemple, j’étais assez remonté lorsque j’appris que Avril, mon partenaire d’escalade norvégien, avait payé 15 yuans pour venir en bus de Guilin alors que j’avais payé 25 yuans pour le même trajet. Merde, 1€ d’écart, le crime de lèse routard, l’escroquerie caractérisée, voire le signe d’un complot à mon encontre, décidées par des puissances occultes à toute fin de me pourrir mon voyage ! Très remonté j’étais ! Du coup, je n’ai eu de cesse de consommer bol de nouilles sur bol de nouilles au lieu d’aller dans un resto à touriste, ceci afin de compenser cet écart budgétaire et faire chier les comploteurs… A 0,30€ le bol, j’ai vite été dans mes frais!
Trêve de galéjade, la Chine est un pays où l’affichage des prix n’est pas obligatoire et où le marchandage est pratique courante. Il vaut mieux le savoir et ne pas hésiter à négocier le cas échéant.
Demain, départ pour Nanning par le bus de 9h. Je suis passé par le service de mon hôtel pour la résa. Il m’en coûte 14€ pour 6h de bus. J’espère avoir payé le bon prix (mais oui Arnaud, détends toi…). Ensuite à Nanning, charge à moi de trouver un autre bus pour la ville frontalière de Pingxiang. Selon toute vraisemblance, je vais devoir passer la nuit là-bas car la frontière ferme à 17h et qu’il me faudra environ 3h pour aller de Nanning à Pingxiang. Je craints un peu les villes frontalières comme lieu de villégiature. En général, hormis les autochtones, on y trouve que des bandits (si si…) et des touristes égarés. Et tel cet oiseau voyageur bien connu, le touriste égaré se fait souvent plumer (on a dit pas de parano !). Donc arrivée au Vietnam jeudi matin, par la ville frontalière de Dong Dang. Rien ne retient à priori l’intérêt du voyageur à Dong Dang excepté sa position de ville frontière. Je prévois donc de gagner rapidement la ville de Lang Son située à 18 km de là. Je vais y passer une nuit ou deux pour organiser mon parcours au Vietnam. Première étape véritable dans ce pays, la ville de Cao Bang située dans la province éponyme, au nord du pays. Superbes cascades, grottes et paysages karstiques sont au programme...
Quelques dizaines de mètres plus loin, un immeuble d’affaires, lui-même proche d’une station de métro. Tout s’entremêle ou est très proche, les gens avec. Hong-Kong, c’est l’hyper ville. La
contrainte géopolitique a empêché son étalement lorsque la ville appartenait aux britanniques. Tout a donc été rationalisé à l’extrême. En résulte une ville pratique et peu polluée, mais où le
prix du mètre carré, et par conséquent des loyers, est l’un des plus élevé du monde.
En effet, Hong-Kong est une île montagne et son dénivelé est assez prononcé. Si prononcé
d’ailleurs que la ville abrite en son centre le plus long escalator du monde.